Phantom Thread

, par  Bernard Catino , popularité : 26%

Phantom Thread

Durée : 2h 10m
Nominations : Oscar du meilleur film, Oscar du meilleur acteur,

Distribution :
Daniel Day Lewis (Reynolds Woodcock) Vicky Krieps (Vicky)
Lesley Manville (Cyril Woodcock ) Brian Gleeson (Dr.Robert Hardy)

Musique :
Johny Greenwood guitarise de radiohead

Réalisateur :
Paul Thomas Anderson, né en 1970, il est américain.
Il a réalisé, entre autres, Boogie nights (nuits endiablées)en 1998,’récompensé par un golden globe, Magnolia en 2000 , film choral (3 prix et 10 nominations) . the master en 2013 : les premiers pas d’ une secte qui ressemble beaucoup à l’église de scientologie. Oscar du meilleur acteur .
The will be blood avec, déjà Daniel Day-Lewis.

Pour Phantom Thread, il a cumulé les fonctions de réalisateur et directeur de la photo.
Il a une réputation, dans le milieu du cinéma, d’un réalisateur difficile voire obsessionnel. On a même dit de lui qu’il était « narcissique à l’ego démesuré ». A 7 ans ; il disait (parait-il) « je veux être scénariste, réalisateur, producteur …. Je sais tout faire »

Le film
Daniel Day-Lewis incarne un grand couturier des années 1950 à Londres, Reynolds Woodcock (excellent Daniel Day-Lewis) qui ne vit que pour ses robes. Il est le couturier de la famillle royale, des stars, des familles princières. C’est lui-même une star. Il a pris l’habitude de dissimuler quelque part dans le vêtement qu’il crée, des indices comme pour maintenir entre le vêtement et lui « un fil fantôme » .

Mais c’est un homme névrosé, tyrannique qui passe ses journées (et ses nuits) auprès de ses robes dans une maison de couture type londonien (nombreux escaliers, couloirs étroits) qui accentue l’impression d’enfermement.

Reynolds W est génial dans son art mais pervers, plein de manies. Il veut tout maîtriser sans être opportuné, jamais. Il n’a pas le temps d’avoir une vie privée. Il vit sous le regard constant de Cyril, sa sœur, personnage ambigu et inquiétant qui est un vrai rempart entre lui et le monde extérieur.

Un jour il « craque » pour Alma. Celle-ci va bouleverser cet équilibre et le remettre en question. Va-t-il prendre le temps de tomber enfin amoureux , mais dès qu’Alma l’insupporte parce qu’elle fait craquer sa biscotte en y étalant du beurre, il devient odieux, l’offensé.

Pourtant Alma l’aime, elle va lui tenir tête, va même trouver un moyen de l’affaiblir pour enfin l’avoir à elle toute seule. Et on se retrouve face à deux perversités.
Film étrange et déroutant mais passionnant.

Françoise Brun
février 2018

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